• Hogwart's School •
Je n'suis pas d'une beauté suprême
Mais faut pas s'fier à ce qu'on voit
Je veux bien bien me manger moi-même
Si vous trouvez plus malin qu'moi.
Les hauts-d'forme, les chapeaux splendides
Font pâl'figure auprès de moi
Car à Poudlard, quand je décide,
Chacun se soumet à mon choix.
Rien ne m'échapp'rien ne m'arrête
Le Choixpeau a toujours raison
Mettez-moi donc sur votre tête
Pour connaître votre maison.
Si vous allez à Gryffondor
Vous rejoindrez les courageux,
Les hardis et les plus forts
Sont rassemblés en ce haut lieu.
Si à Poufsouffle vous allez,
Comme eux vou s'rez juste et loyal,
Ceux de Poufsouffle aiment travailer
Et leur patience et proverbiale.
Si vous êtes sage et réfléchi
Serdaigle vous accueillera peut-être
Là-bas ce sont des érudits
Qui ont envie de tout connaître.
Vous finirez à Serpentard
Si vous êtes plutôt malin,
Car ceux-là sont de vrais roublards
Qui parviennent toujours à leurs fins.
Sur ta tête pose-moi un instant
Et n'aie pas peur, reste serein
Tu seras entre de bonnes mains
Car je suis un chapeau pensant !


“ Souviens-toi... Ton arme la plus puissante, c'est ton coeur... ” Dans un monde de chaos sur lequel Lord Voldemort règne, seule un lieu résiste... Hogwart's School... qui rejoindrez-vous ?
 
AccueilAccueil  La GazetteLa Gazette  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Une nouvelle aire, de Lily L. Potter

Aller en bas 
AuteurMessage
Lily L. Potter
Ravenclaw
Ravenclaw
avatar

Messages : 239
Date d'inscription : 13/05/2009
Age : 21
Localisation : Là où est le danger et le risque, qui poursuivent mon frère Harry...

MessageSujet: Une nouvelle aire, de Lily L. Potter   Dim 17 Mai - 18:31

    {* Une nouvelle aire ..

    Chapitre 1 – Serdaigle


    Sur les terres les plus magiques de Grande-Bretagne, au-delà des sortilèges Anti-Moldus, se hisse un magnifique château. Des ruines en apparence, mais à l'intérieur, c'est l'or des sorciers... Un véritable joyaux de la magie. À l'intérieur, est tapie une école de sorcellerie. Poudlard. Cette école de sorciers a vu défiler en un nombre considérable d'années des sorciers célèbres tels qu'Albus Dumbledore, l'un des directeurs, ou bien encore Gellert Grindelwald, mais aussi les deux seuls noms que les sorciers n'oublieront jamais... Harry James Potter et Tom Elvis Jedusor, dit Lord Voldemort. Il y a 20 ans de cela, le jeune Potter a pris sa revanche sur l'assassin de ses parents, sur le plus grand mage noir de tous les temps. Et même le jour de ses 1 an, Harry Potter était devenu en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, une légende... Au début nommé « Le Survivant », il devint à sa dernière année à Poudlard « Celui qui a vaincu » ou encore, « L'Élu ». Depuis, pendant tout ce temps où régnaient la paix et l'harmonie, Mr Potter s'est marié avec une certaine Ginevra Weasley, dite Ginny, et a eu de beaux enfants... James Sirius Potter, l'aîné. Albus Severus Potter, le cadet. Et Lily Luna Potter, la benjamine. Le règne du Seigneur des Ténèbres a été stoppé en pleine ascension, mais... is it really the end?


    • • • • •


    La lune était pleine, au-dessus du lac qui séparait le quai d'embarquement, des jardins de Poudlard. Nous étions là depuis un certain temps, débarqués du Poudlard Express sur le quai de gare de Pré-au-Lard. Les barques dans lesquelles nous avions embarqué flottaient sur la surface bleutée du lac. Chaque barque était éclairée par des lampes à pétrole traditionnelle contenant des feux magiques. Dans une de ces embarcations, il y avait moi, Lily Luna Potter, plus jeune membre de la famille Potter. Mes frères ainés étaient respectivement en troisième et cinquième année tandis que je ne serais qu'en première année. Ridicule... Avec moi, il y avait trois filles, et un garçon. Personne ne parlait. En passant, je pensai que le garçon devait être préfet car il était plus grand et plus mâture que nous tous. Idem pour l'une des filles, sauf que pour elle, je savais qu'elle était préfète. Je l'avais entendu dans le train. Elle s'appelait Amata Metherlence.


    « Comme dans La fontaine de la Bonne Fortune » songeai-je.


    La conversation était décidément très rare, dans cette barque, mais en repensant, ce ne serait sans doute pas moi qui la réanimerait... par chance, le temps m'épargna cette épreuve difficile : nous accostâmes à l'embarcadère du parc. Nous sortîmes un à un de la barque, ainsi que les autres premières années. Certains couraient pour être les premiers dans le hall. En effet, nous n'étions plus sous la surveillance des préfets. Ils amenaient les barques sous un porche prévu à cet effet. La directrice nous attendait au sommet de l'escalier de marbre qui habillait l'imposant hall d'entrée de Poudlard. Il s'agissait de Zaphyr Angel, la petite nièce de Minerva MacGonagall, décédé d'un malaise cardiaque. J'arrivai, impatiente, surexcitée, vêtue de la robe de sorcière que je convoitais de revêtir depuis 11 ans. 11 longues années passées dans l'ombre de frères devenus célèbres et d'un père légendaire et aimant... 11 ans passés dans l'ombre totale. Zaphyr Angel vint enfin nous ouvrir les portes de la Grande Salle. Quelques uns des plus âgés des élèves riaient (des Serpentard), d'autres nous souriaient. Nous avancions, dans l'allée centrale. Devant nous se dressait en largeur la grande table des professeurs, qui nous regardait avec appréhension et affection. Surtout avec compréhension. En face d'une chaise vide de cette table (sans doute celle de Zaphyr, qui nous accompagnait), il y avait un tabouret sur lequel était posé un chapeau de sorcier difforme. Dès que nous fûmes arrivés, il se mit à chanter. J'en fus éberluée. Ensuite, Zaphyr sortit de sous le chapeau une liste de noms. Elle commença à la lire, et j'étais malheureusement la première de cette liste qui s'allongeait :


    Lily Luna Potter !


    Un vent parcouru l'assemblée. Une Potter ? Encore ? C'est sûr que j'étais certainement aussi bienvenue ici en tant que membre de la famille Potter qu'un cheveu dans une soupe ou qu'un éléphant dans une boutique de porcelaine... Mais j'avançais, sûre de moi. Le stress m'envahissait peu à peu, mais je ne laissait rien paraître. J'étais une Potter, et alors ? Une jeune fille derrière moi me glissa :


    Avec les Potter on a toujours eu de bonnes surprises... j'espère que l'aventure sera au rendez-vous ! Ne te laisse pas intimider, Lily Potter...


    Zaphyr posa le Choixpeau sur ma tête. Il avait l'air songeur, sur mon crâne roux...


    Potter, hein ? Tous les Potter sont allés à Gryffondor, mais toi, petite Lily... tu me sembles plus douée qu'eux... beaucoup plus méthodique et douée, bien que je ne doute pas de ton courage et ta bravoure... et... il pleuvra des dragons quand bien même je te répartirais à Serpentard... hum... Poufsouffle ou bien... SERDAIGLE !


    Le stress qui m'avait bouffé depuis le début s'apaisa soudain. C'est là qu'avait été répartie ma chère marraine, Luna Lovegood... j'y serais sans doute bien accueillie. J'espère... Je me dirigeai vers la table des Serdaigle, et m'assis là où il y avait de la place. Je regardai la suite de la répartition, pour voir si des personnes que je connaissais viendraient avec moi. Zaphyr Angel continua à énumérer les noms.


    Aurora Grindelwald !


    La dénommée Aurora se présenta sur l'estrade, et s'assit sur le tabouret. C'était l'une des jeunes filles avec qui j'étais dans la barque. C'était également elle qui m'avait parlé, avant que je ne me fasse répartir. Pour elle, le Choixpeau n'hésita pas.


    Gryffondor !


    La descendante de la lignée Grindelwald était désormais à Gryffondor. Moi qui pensait pouvoir tisser des liens avec elle... c'était fichu. Mais en même temps, elle devait le mériter.
    Les élèves défilèrent à une vitesse grand V. La dernière personne qui restait était une fille. C'était la troisième fille à avoir partagé la barque, lors de la traversée du lac. Elle semblait intimidée et tremblotait. Zaphyr l'appela.


    Canelle Silver !


    Le Choixpeau n'hésita pas non plus une seule seconde. Il cracha, écœuré :


    Gryffondor !


    J'applaudis, mais en même temps j'étais triste de ne pas être dans la même maison que mes frères. Même mes parents et mes grands-parents avaient été à Gryffondor... alors pourquoi moi ? Pourquoi devais-je forcément être l'exception ? J'étais abattue. Zaphyr Angel fit le « Traditionnel Discours » dont James et Albus me parlaient pendant les grandes vacances. Elle cita les lieux où l'accès était interdit, les châtiments qui nous attendaient si nous pénétrions dans la forêt interdite et les horaires du lever et du coucher. Enfin, elle ouvrit officiellement le buffet, et les plats apparurent. Ma déception était telle que je n'avais même pas le cœur à manger. Zaphyr Angel fit signe à des gobelins de faire démarrer la fanfare, et ils commencèrent à jouer. Quelques élèves de quatrième année vinrent se joindre à eux pour chanter quelques chants traditionnels. L'un racontait la pénible et un peu drôle, histoire de Gwendoline la Fantasque, l'autre chantait les louanges d'Harry James Potter. Elle racontait comment il était venu à bout de Lord Voldemort. À la fin, les élèves chantaient en petits groupes la fin du calvaire et de la peur des sorciers... La soirée était mal commencée, mais se finissait assez bien. Je commençai tout juste à manger que Zaphyr Angel nous fit aller dans les salles communes. Alors, des préfets vinrent nous chercher, deux par maisons, et nous conduisirent à nos dortoirs. Parmi les deux préfets qui nous accompagnait, Serdaigle, je reconnus la jeune Amata Metherlence. La nuit était déjà fort avancée, il était tant de quitter la Grande Salle et de quitter à regrets, lesdites Aurora Grindelwald et Canelle Silver, qui m'avaient accompagnée pendant la traversée en barque. Amata nous indiqua le chemin à suivre pour entrer dans la salle commune des Serdaigle. Nous devions nous rendre au dernière étage, dans la tour de l'aile ouest. Longer les couloirs, pour se retrouver devant une peinture de Rowena Serdaigle. Là, Amata prononça le mot de passe que nous devions tous connaître, sous peine de ne pas avoir accès à notre salle commune et de passer la nuit dehors :


    Sombrals !


    La porte s'ouvrit, mais Amata s'arrêta pour une petite pause histoire dont j'étais particulièrement friande...


    Quelqu'un sait d'où vient ce mot de passe ? Le lien qu'il a avec Serdaigle ?


    Je levai la main pour répondre, mais elle ne trouva d'autre moyens que de m'ignorer et de continuer ses explications à la « première de la classe ».


    Personne ? Très bien, je m'en doutais... les Sombrals sont des créatures qui ressemblent à des chevaux ailés à l'allure squelettique. Seul les personnes qui ont déjà été confrontées à la mort peuvent les voir... le rapport avec Serdaigle est que Luna Lovegood, une ancienne de nos élèves, en voyait... elle a sécurisé l'accès à sa maison avant de quitter l'école et de partir vivre sa vie avec son mari Rolf Scamander. Mais je crois bien que Miss Potter en sait déjà long sur l'histoire de Miss Lovegood... car c'est sa marraine.


    Il y eu des « Ohh ! » de surprise, et des rires moqueurs. La majorité des élèves était en admiration, et tournée vers moi. J'avais le rouge aux joues, je ne savais plus quoi faire ! Mais fort heureusement, Amata sauva la mise et les fit entrer dans la salle commune. Ils contemplèrent les lieux avec attention, et s'attardèrent sur la sculpture qui représentait le buste de Rowena Serdaigle, ainsi que son diadème.

    « Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit »

    Je connaissais ce phrasé par cœur. Ennuyée et fatiguée, je montai me coucher. Dans le dortoir des filles, je m'aperçus que nos noms étaient brodés sur des dessus de lit bleu et argent. Mon lit était situé juste à côté de la fenêtre. Ma valise en cuir était en dessous, et la cage de mon chat noir était posée sur le dessus de lit. Sur ma table de chevet, il y avait une belle lampe ornée de saphirs, et un exemplaire de Le Quidditch à travers les âges, ainsi qu'un long ruban bleu. Dans le tiroir, je trouvai à ma plus grande joie mon livre des Contes de Beedle le Barde. Puis, à la droite du lit, il y avait une grande armoire où étaient gravées les armoiries de Serdaigle. Elle était vide, je rangeai mes affaires à l'intérieur d'un coup de baguette. J'enfilai mon pyjama et me mis aussitôt au lit. Je sortis simplement de ma valise de quoi travailler pour demain (une plume et des rouleaux de parchemin.) Je m'emparai de ma baguette magique. Mr Ollivenders me l'avait vendue pour 10 gallions, mais ce n'était pas sans ignorer ses grandes capacités... Bois d'ébène, ventricule de cœur de dragon, 20.5 cm. Idéale pour la métamorphose et la Défense Contre les Forces du Mal. Mais la nuit était tombée, la lune pleine, et moi : fatiguée. Avant de sombrer, je m'aperçus que, en fait, toutes les filles avaient des cadeaux divers et variés sur leur table de chevet. Je fermai les yeux, et sombrai dans de paisibles rêves, tandis que les autres entraient dans le dortoir et s'installaient...


Dernière édition par Lily L. Potter le Dim 17 Mai - 18:47, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lily L. Potter
Ravenclaw
Ravenclaw
avatar

Messages : 239
Date d'inscription : 13/05/2009
Age : 21
Localisation : Là où est le danger et le risque, qui poursuivent mon frère Harry...

MessageSujet: Re: Une nouvelle aire, de Lily L. Potter   Mer 20 Mai - 14:13

Chapitre 2 – La rouquine et ses Mandragores


Le jour avait réussi à percer l'obscurité. Lorsque j'ouvris les yeux, je les refermai aussitôt tellement le rayonnement était intense. Protégeant ma cornée, je cherchai à tâtons le cordon du rideau que voulais tirer. L'ombre me cacha aussitôt de cet astre aveuglant. Je tendis la main et saisis mon pauvre petit réveil Moldu. Il était tout juste 6 heures 30... de tels horaires étaient inimaginables ! Quelle cruauté envers les élèves... Mes paupières se refermaient peu à peu, mais je n'eus droit qu'à peu de répit. Une Serdaigloise – Hana Taylor, sans aucun doute – vint nous réveiller à coups de batterie improvisée avec des cuillères en bois et des casseroles, dans les oreilles. Nous sursautâmes.


Mais tu es folle ? lança Nathalia Scott, une troisième année.


Hana nia d'un signe de tête. Elle continua à tambouriner, et passa près de moi. Je me bouchai les oreilles avec mes oreillers, bouillonnant à l'intérieur. Pourquoi fallait-il que tout tourne mal dès le premier matin ? Quelle vie injuste... Je me levai et pris mon uniforme, ainsi que ma robe de sorcier et des chaussettes hautes, pour aller dans la salle de bain de la salle commune. Je pris ma brosse à dents au vol, ainsi que le ruban bleu qui était toujours sur la table de chevet... Pour une fois, j'avais beaucoup de chance : toutes les douches étaient libres. Quelques minutes plus tard, je sortais, fin prête. Je mis mes chaussures vernies et pris ma baguette, quelques manuels, et partis pour prendre mon petit-déjeuner. Je descendis les escaliers qui menaient du 7e étage au rez-de-chaussé, et partie dans la Grande Salle, m'assoir à la longue table de ma Maison. Là, nous avions un large choix : croissants, jus de citrouille, fourrés, marbrés, pâtisseries en tout genre, et même des produits salés ! Il y avait tout un saladier rempli de Dragées Surprise de Bertie-Crochue, parfum petit-pois. Bien sûr les simples céréales des Moldus étaient aussi de sortie... Au début, je me contentai de savourer du regard, avant la mise en bouche... une assiette apparue, et je posai en son milieu deux croissants, ainsi qu'un pain au raisin, et quelques cornflakes au lait. Je mangeai avec appétit, sans me soucier ni m'apercevoir qu'il était l'heure du courrier. Des hiboux et chouettes de toutes sortes, de toutes les couleurs, fendirent l'air pour aller d'élèves en élèves, cherchant les destinataires de leurs lettres... j'entendais au loin quelques Beuglantes, chez les Serpentard, ainsi que quelques cris de joies en apprenant d'heureuses nouvelles. Pour ma part, je n'avais rien reçu. Enfin... ce que je croyais ! Au moment où je m'y attendais le moins, je reçus en plein sur le coin du nez une lettre assez légère, mais très pointue dans les angles. Il y avait écrit sur le dessus de l'enveloppe sépia :


« Papa qui t'aime... »


Je souris, et ouvris l'enveloppe. La lettre était plutôt courte, écrite à l'encre rouge.


Ma chère petite Lily,

nous espérons que tu te sens comme chez toi, à Poudlard, et que le voyage n'a pas été trop long. Comment vont tes frères ? Je crois que cette année, le Tournoi des Trois Sorciers n'aura pas lieu... ils doivent être dépités. Depuis que je leur ai raconté mon aventure, lors de ce Tournoi, ils n'arrêtent pas d'espérer que ça leur arrive aussi... Quant à toi, souviens-toi que tu ne dois pas faire de vagues ! Ne joues jamais avec le feu, ne provoques pas tes professeurs ou le personnel, reste dans les cadres et ne t'attires pas d'ennuis. Mes sept ans à Poudlard m'ont déjà bien suffis comme ça... Entendu ? Bonne journée, ma Lily.

Papa


Je me rappelais moi-même de ces histoires... mon père était prodigieusement courageux, et avait le mérite d'avoir regardé la mort en face ! Certains lâches ne prennent même pas la peine de se regarder dans un miroir, après avoir commis... des actes irréparables. Des tas de Serdaigle se montraient leurs lettres, conversaient, et s'esclaffaient parfois. En jetant un bref coup d'œil à ma montre, je m'aperçus qu'il était déjà l'heure du premier cours. Je ne savais pas duquel il s'agissait, aussi je ne manquai pas de me renseigner auprès d'Amata, qui venait de rentrer dans la Grande Salle, en compagnie de quelques autres.


Amata... excuse-moi, mais... quel est le premier cours ? J'ai laissé mon emploi du temps là-haut, dans les dortoirs... désolé.


Je m'étais préparée à être disputée, mais il n'en fut rien. Elle me répondit posément, sans même se soucier du « pourquoi », du « comment ».


Lily Potter, c'est ça ? Serdaigle, donc... de ma Maison. Botanique, en première heure... tâche d'être à l'heure, Miss Sulberrey déteste les retardataires... enfin... ce n'est pas qu'elle les déteste, mais quand elle se met en rogne, ça donne un gigantesque feu d'artifice sortit de je ne sais où... On dit qu'elle vient tout droit de Sainte-Mangouste ! Ils auraient quand même pu trouver une meilleure remplaçante à Mr Londubat...


J'étais légèrement, pour ne pas dire totalement, larguée. Parfois, Amata était bizarre... je me contentai d'approuver à chacune de ses respirations. Je lui souris négligemment, et suivis un groupe de Serdaigle, qui allaient au cours.
Selon les plans, l'entrée des serres de botanique était située dans le fond d'un couloir, près d'un passage secret caché derrière une tapisserie gigantesque.
Sur le chemin, j'entendais des élèves parler de leurs plantes, leurs animaux de compagnie, de leur vie précédente, de tout et de rien. Je crus d'ailleurs reconnaître Aurora Grindelwald et Canelle Silver, les Gryffondor. Nous allions partager le cours avec eux. Soudain, les jeunes filles que je suivais pénétrèrent dans les serres, que je ne reconnu pas sur le moment. Je me dépêchai d'entrer dans la salle, avant que la porte ne se ferme. Nous avions pénétré dans un dôme de plusieurs dizaine de mètre de haut, avec des plantes diverses accrochées au plafond. Toute la pièce avait une forme sphérique, même les meubles pour s'adapter à cette drôle d'architecture. En somme, c'était un peu comme dans la maison des Lovegood. Mon père m'en avait parlé, quand je n'avais que 8 ans. Les tables étaient disposées en cercle, elles aussi. Au milieu, il y avait un tabouret rose bonbon sur lequel était assise une jeune dame, qui arborait fièrement de grosses lunettes en forme de poires. Elle avait dans ses cheveux roux flamboyants, des tas de barrettes à motifs, noires, vertes, ou pas mûres. La jeune femme avait également trois sacs en bandoulière, remplis chacun de plantes inoffensives, de fleurs, mais aussi de mandragores endormies. Elle indiquait leurs places aux élèves qui arrivaient, comme moi, à l'aide d'un panneau de signalisation « Stop » et d'un autre, « Cédez le passage ». Elle avait accroché au cou un GPS (Guidage Par Satellite, pour les non-initiés) qui lui permettait de dire sa place à chacun en évitant les embouteillages, ou le périphérique. Certaines personnes riaient, d'autres, comme moi également, étaient intriguées par ce comportement stupide. Quelqu'un l'a-t-il prévenu que ces panneaux ne servent pas à ça ? Quelqu'un lui a-t-il déjà dit que pour faire bonne figure, porter un seul sac suffisait ? Surtout, quelqu'un l'a-t-elle prévenu que les GPS servent normalement sur la route, et pas autour du cou, dans une salle de classe ?? Je commençai à me demander si les rumeurs à propos de Sainte-Mangouste n'étaient pas vraies, après tout... Sur chacune des tables des serres, il y avait des pots de terre, des plantes et aussi une paire de caches-oreille. Je crois que les caches-oreille n'étaient pas tellement nécessaires, vu la température et le beau temps d'au-dehors... quelle cinglée ! Je partis m'assoir près d'une étagère, comme indiqué par Mlle Sulberrey. À côté de moi, il y avait d'un côté Aurora, et de l'autre, Canelle... un coup de chance, bien sûr. À moins que le GPS de Miss Sublerrey ne soit équipé d'un détecteur d'affinité... La professeur se mit sa paire de caches-oreille. Ce fut en la voyant extirper de son sac, une mandragore et un pot de terre que je compris. Après tout, nous étions en botanique, pas vrai ?


Mes enfants... aujourd'hui nous allons simplement rempoter des Mandragores, pour redécorer la salle de classe... vous êtes partants ?


Personne ne réagit. Visiblement, ils ne l'étaient pas...


Parfait, je vois que vous êtes tous bien motivés ! Alors, premièrement, mettez tous une paire de caches-oreille. Ne pas les mettre pourrait bien vous être fatal...


Hors de question que je mettes ces horreurs sur ma tête ! s'indigna Craig Stones, un de mes condisciples de Serdaigle.


Tu pourrais en mourir, Craig... mets-les ! Le cri des Mandragores est perçant, et strident ! Il est insupportable sans protections... mais si tu veux mourir jeune... lui chuchotai-je.


Kimberley Sublerrey sembla s'apercevoir de ce que je venais de dire... elle lança :


Qu'ai-je entendu ? Mais c'est une excellente déclaration, Miss... ?


Potter. Lily Potter, répondis-je, gênée.


10 points pour Serdaigle ! Vous pouvez congratuler Miss Potter...


Il n'en fut rien. Visiblement, ce n'était pas le cours préféré des élèves présents. Heureusement pour elle, Miss Sulberrey ne semblait pas s'en apercevoir, et continuait comme si de rien n'était, son cours barbant...


Pour commencer, hurla-t-elle, car tout le monde avait déjà mis ses caches-oreilles, enlevez-moi ces horreurs ! Je vous montre, et après ce sera à vous... avec les caches-oreille. Pour l'instant, gardez-les dans vos mains, mais pas sur la tête si vous voulez entendre ce que je dis ! Ce n'est pas si compliqué que ça... si ?


Les élèves hochèrent tous négativement la tête. Elle voulut poursuivre, mais le GPS qu'elle portait à son cou se mit à bugger soudainement. « Tournez à gauche, puis dans trois cent mètres, tournez à droit. » Tout le monde se mit à ricaner. Elle continua pourtant...


Quand je mettrais une Mandragore sur votre table, vous la sortirez du pot et vous la mettrez dans le second pot, comme ceci... dit-elle en alliant le geste à la parole. Ensuite, vous versez de la terre tout autour de la Mandragore, afin qu'elle soit bien calée, et continuerez à en mettre jusqu'à ce que la terre la recouvre entièrement et vous protège de ses cris perçants... Compris ? Je vais passer déposer les Mandragores sur vos tables. N'oubliez pas de les tirer du pot d'un coup bien sec !


Et quand tout le monde souriait...


Et mettez vos caches-oreilles !!!


Tous s'exécutèrent, moi y compris. Les garçons de Gryffondor les plus têtus n'avaient pas pris la précaution de mettre leurs caches-oreilles, avant de sortir les Mandragores de leur pot... résultat, l'un d'eux tomba à la renverse, presque inanimé et complètement sonné, et l'autre tomba en avant, la tête dans le pot de terre. Leurs voisins vinrent, inquiets de leur état. Miss Sulberrey semblait totalement perdue, et avait un air de « Je vous avais prévenus » accroché au visage. Elle les secoua, leur lançant de petits « Eh oh ! » ou encore quelques « Réveillez-vous ! » mais ils étaient juste sonnés...


Mmh... Miss Potter, veuillez accompagner Mr Peen à l'infirmerie... et pour y conduire Mr Spencer... Miss Grindelwald ? Vous seriez volontaire ?


Bien sûr, Professeur...


J'étais heureuse de savoir que je pourrais enfin entretenir une conversation correcte pour la première fois, avec Aurora. J'avais le feu à la langue, impatiente de pouvoir lui demander comment elle allait, si ça c'était bien passé, hier... bref, les choses simples qu'on demande quand on veut tisser des liens d'amitié. Nous essayâmes de porter les garçons sur nos épaules, puis partîmes des serres. L'infirmerie se trouvait au troisième étage, et nous étions au rez-de-chaussé... il y allait y avoir un léger problème ! J'en trouvais vite la solution, bien qu'elle ne soit pas approuvée par la Direction, ni par le Ministère de la Magie.


Écoute, Aurora... ce n'est pas bien, j'en ai conscience, mais je ne vois pas comment on pourrait s'en sortir autrement pour aller au troisième étage avec eux ! Levicorpus !


Les corps des deux garçons volèrent. Ils ne volaient pas très haut, à peu près à nos tailles, mais c'était suffisamment haut pour aller à l'infirmerie.


Le Choixpeau avait raison, tu es très douée...


Je souris, et dirigeai les garçons avec ma baguette dans les escaliers. En peu de temps, nous fûmes arrivées. Mme Pomfresh nous accueillies, horrifiée.


Par Dieu... mais que leur est-il arrivé ?? Pauvres garçons...


Elle brisa le charme de lévitation après les avoir installés sur des lits blancs.


Ils sont sonnés et sans doute presque sourds Madame... à cause des Mandragores...


Ces satanés Mandragores... Sublerrey ne pourrait pas leur donner un exercice plus simple, le premier jour ? Il y a toujours eu de graves blessés... c'est bon les filles, vous pouvez vous en aller. Ne ratez pas votre cours !


Nous obtempérâmes, mais dans l'angle de la porte, j'aperçus Zaphyr Angel. Elle était furibonde, et hurla mon nom :


Lily Potter ! Dans mon bureau... exécution.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lily L. Potter
Ravenclaw
Ravenclaw
avatar

Messages : 239
Date d'inscription : 13/05/2009
Age : 21
Localisation : Là où est le danger et le risque, qui poursuivent mon frère Harry...

MessageSujet: Re: Une nouvelle aire, de Lily L. Potter   Mer 20 Mai - 16:09

Chapitre 3 – Le choix du Choixpeau


J'étais abattue. Les moindres de nos gestes ne restaient pas souvent impunis... je n'aurais pas du faire de magie dans les couloirs, je le savais pertinemment... Zaphyr m'entraîna au deuxième étage, devant la gargouille qui donnait l'accès à l'escalier en colimaçon du bureau... Zaphyr se posta devant pour murmurer le mot de passe... je l'entendis à regrets.


Dragées surprise de Bertie-Crochue...


La gargouille nous laissa passer et un escalier commença à monter le long d'un couloir verticale. Il nous amena devant une porte en chêne. Mon père y avait souvent frappé... souvent à cause de ses visions. Mais c'était pour la bonne cause, qu'il venait à chaque fois en ce lieu. Pour ma part, ce serait pour avoir enfreint les règles... Je ne ferais pas un grand honneur à ma famille, à mon avis... Décidément, j'avais aussi le chic pour m'attirer des ennuis ! Zaphyr poussa la double porte de son bureau et d'un coup de baguette, tira une chaise en bois pour que je m'y asseye. Ensuite, je ne sais pourquoi, elle partit prendre le Choixpeau magique, ce chapeau de sorcier informe qu'on m'avait posé sur la tête... Elle effaça son air furibond par un air décontenancé, stupéfait, qu'imita le Choixpeau quand il s'anima soudainement. Elle tira une chaise pour elle, et posa le Choixpeau sur ses genoux.


Lily... je ne sais pas comment tu t'y es prise, mais... tu as largement semé le doute dans l'esprit du Choixpeau... comment ? Il ne sait plus où il en est ! Il dit avoir commis une « erreur » en te répartissant à Serdaigle...

« Oh... ce serait merveilleux ! » pensai-je.


Je répliquai, pour faire bonne figure malgré mon énorme soulagement :


Mais... c'est... c'est impossible ! Le Choixpeau ne se trompe jamais !

Et là est bien le problème... il ne se trompe jamais ! Comment il l'a pu, je l'ignore encore...

Mais cette jeune fille pourrait aller dans n'importe quelle maison ! Elle possède les quatre traits des maisons... Courage, loyauté, intelligence et malice ! Que dire d'autre ? déclara le Choixpeau magique

Il ne sait même plus ce qu'il dit, le pauvre...

Mais Professeur... je ne vois absolument pas comment il a pu se... commençai-je.

Ça y est ! s'exclama le Choixpeau.


Zaphyr le regarda et soupira.


Quoi encore ? Qu'y a-t-il ?

Nous n'avons qu'à faire une deuxième répartition de cette jeune fille ! Je suis persuadé que je trouverais la bonne maison, cette fois-ci.

Et si ce n'est pas le cas ? lâcha Zaphyr.

Ce sera le cas, Zaphyr...

Je pense qu'il sait ce qu'il dit, Professeur... assurai-je.


Elle réfléchit un temps, et se tourna vers les tableaux de ses prédécesseurs de la Direction... Rogue et Dumbledore étaient dans le tableau Armando Dippet, à discuter de choses et d'autres, tandis que Phineas Negullus Black dormait paisiblement. Zaphyr intérompit Rogue, Dumbledore et Dippet d'un raclement de gorge. Ils se tournèrent vers nous.


Vous désirez ?

Hum... Mr Dippet, Mr Rogue, Mr Dumbledore... le Choixpeau veut répartir Miss Potter une seconde fois... que dois-je faire ?

Potter, avez-vous dit ? demanda Albus Dumbledore.

Oui... Lily Luna. La jeune fille d'Harry James Potter. Vous vous souvenez ?

Bien sûr que je me souviens ! Il y a vingt ans... il a compris ma combine, mes pensées les plus secrètes, et il a vaincu Voldemort... Je l'ai sentis. Comment allez-vous Lily ?

Tr... très bien Professeur, bafouillai-je dans une révérence.


Zaphyr me chuchota :


La révérence était inutile, tu sais... puis pour les directeurs : Alors ? Que dois-je faire, Messieurs ?


Rogue vint au premier plan, et nous répondit, avec un air bienveillant et mélancolique :


Lily... Lily Potter ? Si elle a été nommée si... si joliment... en souvenir de ma Lily, je pense que vous pouvez lui accorder ce droit !


Zaphyr sourit, tandis que j'observais l'homme qui était à l'origine du second prénom du plus grand de mes frères... il n'avait pas l'air méchant, et même très gentil ! J'aurais beaucoup aimé le connaître de son vivant... Zaphyr se retourna vers moi et me dit :


Lily, je t'en prie, assieds-toi sur le tabouret !


Elle désigna le tabouret sur lequel je m'étais faite répartir. Il était posé sur du parquet branlant, qui ne cessait de grincer. Je m'assis dessus, et m'apprêtais à connaître ma nouvelle maison. La directrice posa le Choixpeau sur ma tête, et je le sentis « sonder » mon esprit, afin de connaître mieux mon caractère que la première fois...


À présent je sais vraiment où tu dois aller... l'intelligence, tu en es dotée, certes, mais rien n'égale ton courage et ton sens de l'amitié... je connais une jeune femme qui était dans ton cas... intelligente, surdouée en matière de magie, mais courageuse et fidèle... ta tante. Hermione Granger. Et comme elle tu seras envoyée à GRYFFONDOR !


J'allais sautiller sur place si Zaphyr ne me retirait pas le Choixpeau de la tête. Le même maison que mes frères ! La même maison qu'Aurora et Canelle... le bonheur ! J'avais le sourire aux lèvres. Zaphyr avait l'air tout aussi heureuse que moi, et en un tour de la baguette de Zaphyr, j'arborai l'uniforme de Gryffondor. Mes valises et autres objets personnels étaient apparus à ma droite, même la cage de mon chat et mes livres. Je m'aperçus avec amusement que même le ruban dans mes cheveux avait changé... il était désormais rouge vif. Mes yeux étaient illuminés de bonheur. Zaphyr m'expliqua où je pouvais trouver ma salle commune, et le mot de passe pour y accéder. Elle me jeta aussi le sortilège « Oubliettes ! » pour que je ne me souvienne plus du mot de passe des Serdaigle. Enfin, elle m'accompagna devant le tableau de la Grosse Dame, qui n'avait pas changé et prit de rides, pendant tout ce temps... il était exactement pareil que lorsque mon père entamait sa première année ici, dans cette école fabuleuse... Puis Zaphyr me laissa entrer, seule. Elle repartit ensuite vers son bureau. Je pénétrai dans la salle commune qui était peinte de couleurs vives, rouge et or. Certaines personnes étaient surprises de me voir ici, alors qu'on m'avait désignée comme Serdaigle la veille. D'autres, étaient soulagées d'avoir la troisième Potter dans leur Maison. Je n'eus même pas le temps de respirer que Canelle et Aurora étaient déjà autour de mon cou. C'était officiel, il fallait absolument que nous fassions connaissance ! Je leur souris, et elles relâchèrent leur étreinte. Je montai mes bagages dans le dortoir des filles. Je m'aperçus à mon grand bonheur, que mon lit était encore une fois situé près de la fenêtre, et comme nous étions au septième étage, j'étais assurée d'avoir une vue prodigieuse ! En revanche, ici, les lits étaient à baldaquins. Très jolis, d'ailleurs. Je posai ma baguette sur la table de chevet, et rangeai mes livres dans le tiroir, comme lors de mon petit séjour à Serdaigle. Une fois que j'eus rangé toutes mes affaires dans l'armoire, et toutes mes babioles dans la malle, au pied du lit, je renvoyai ma valise au-dessous du lit. Je libérai mon chat noir de sa cage, et il était déjà en train de se balader dans les dortoirs. J'aperçus alors des gens venir dans ma direction, mais n'osant pas entrer. Le mur les ombrageait, je ne les voyais pas très bien, ne distinguant que des silhouettes. Ils frappèrent à la porte ouverte, et je sortis pour les voir. Ils me sautèrent dessus, sans me laisser une petite minute de répit...


Lily ! hurlèrent-ils. T'es à Gryffondor !


Mes frères James et Albus étaient en train de me serrer dans leurs bras...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une nouvelle aire, de Lily L. Potter   

Revenir en haut Aller en bas
 
Une nouvelle aire, de Lily L. Potter
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
• Hogwart's School • :: In a new world... administration :: Coin Créations :: Fanfictions-
Sauter vers: